J : Jetable

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En plein dans la démarche zéro déchet et donc préservation de l’environnement, nous voici à
réfléchir sur ce que nous jetons tous les jours sans forcément nous rendre compte de l’impact
de ce geste.
La force de l’habitude, celle qui nous habite tous.

Voici un échantillon de jetables (les plus représentatifs) et les solutions que j’ai pu mettre en
place pour les remplacer dans mon quotidien. Elles ne sont que des exemples, libre à chacun
de créer les siennes.

1) Commençons par mon préféré : le mouchoir en papier.
Pratique, on se mouche, on jette. Néanmoins pas écologique, il consomme des ressources à la
fabrication, à son transport et généralement finit dans la poubelle à la moindre utilisation.
Solution : le mouchoir en tissus. Famille nombreuse, il en existe de toutes sortes. Le très épais
pour les jours de grand vent dans le nez, lavable à 90°. Les décorés, colorés, brodés et à
assortir à sa tenue si cela vous plaît. Et les très légers pour faire joli l’été.
On les achète une fois, et lavés on les utilise à l’infini.
Pour ma part j’écume les brocantes à la recherche de ces petits trésors.

2) Le papier essuie-tout, celui qui absorbe liquides et tâches en tout genre.
Chez nous c’est l’ennemi. Il a été banni il y a fort longtemps et il est interdit à quiconque d’en
amener chez nous. Sans blague… Comme les mouchoirs en papier, c’est un grand
consommateur de ressources.
Solution : j’ai inventé la chiffonnette. A savoir, j’ai découpé dans de vieilles serviettes ou
torchons des carrés de différentes tailles, qui ainsi me permettent de nettoyer, essuyer….
Passage machine à chaque utilisation, presque à l’infini. Ils sont rangés selon leurs missions,
ceux pour la cuisine, ceux pour les sanitaires, ceux pour le garage… Les plus vieux- abimés
finissent pour les travaux les plus salissants.
Tous les vieux tissus ont ainsi une seconde vie, rien n’est jeté, tout est transformé.

3) Les cotons-tiges. Ce petit bâtonnet en plastique garni de ouate.

Celui que l’on retrouve dans l’océan, car il semble que beaucoup d’entre nous jettent leur coton-
tige du matin dans la cuvette des toilettes. Les poissons nous disent merci.

Ils seront donc interdits à la vente en 2020, double objectif: préservation de l’environnement et
limitation de l’usage du plastique.
Solution : il existe des cotons-tiges biodégradables et compostables. Simple et parfait. On peut
en trouver facilement dans les magasins bio.
Et aussi les cures-oreilles, ou oriculis, souvent en bambou. Lavable et donc réutilisable. Joli de
surcroit.
Cela étant, il est nul besoin, en vérité de se nettoyer les oreilles tous les jours. D’ailleurs les
ORL préconisent un simple lavage de la partie visible et d’éviter de pénétrer à l’intérieur du
conduit auditif, fragile et parfois sujet à de bêtes accidents de coton-tige, ce qui vaut aussi pour
les oriculis.

4) Les cotons démaquillants.
Toujours le même problème : ressources à la fabrication, transport, gestion d’un déchet non
recyclable.
Solution : les disques coton réutilisables. Des disques ou carrés en tissus, blanc ou décorés. Ils
sont lavables donc parfaits pour une utilisation répétée, démaquillage, soin de peau, ils sont
parfaits en toutes occasions.
On peut aussi les fabriquer soi-même. Sinon on les trouve dans la plupart des magasins bio.
Attention toutefois à leur composition et à leur origine (certains sont réalisés dans de lointains
pays).

5) Le papier toilette.

Grande question, non résolue chez nous. Je sais qu’il est possible d’utiliser des carrés de tissus
lavables pour les petits besoins (le pipi quoi). Bon pour moi c’est encore un peu extrême.
Cela étant gardons à l’esprit que la majorité des papiers toilettes sont fabriqués à partir de fibres
vierges de bois. On peut parler de gaspillage. D’autant plus que cette fabrication est gourmande
d’énergies et de ressources.
Alors on peut choisir un papier toilette plus éco-responsable, fabriqué par exemple à partir du
recyclage des briques alimentaires et sans produit chimique. Ce papier consomme moitié moins
d’énergie pour sa fabrication et génère moins de pollution.
Sinon il reste l’idée des toilettes japonaises, à jet d’eau. Et plus besoin de papier.
Et pour nous les femmes… nous aborderons la question des menstrues à la lettre M, car là
aussi il existe différentes solutions pour réduire sa production de déchets.

Soyez créatifs, sortir des sentiers battus n’est pas toujours compliqué.
A chacun ses solutions, l’important c’est de commencer à essayer.

Fabienne Guillet

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