E : éponge

posté dans: Éducation, Prévention
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Encore un super article de Fabienne Guillet sur une activité du quotidien qui elle aussi peut être toxique sur du long terme :  la vaisselle…

voici l’article du mois de notre abécédaire révolutionnaire : E comme éponge !

Jadis, dans le pays merveilleux de la vaisselle, j’utilisais une éponge (synthétique) et du produit vaisselle (en flacon plastique), ultra dégraissant et ultra désinfectant.

Et dans ce pays, il était très important de rendre les plats très brillants et bien désinfectés.

Puis, un jour, j’ai changé de pays.

Et j’ai compris que mon éponge était monstrueusement sale et mon liquide vaisselle pas mon ami.

Les éponges, tout d’abord, chargées de résidus alimentaires et d’humidité, sont un formidable environnement pour la prolifération des bactéries. Et certaines bactéries comme E. Coli ou la Salmonelle peuvent survivre des heures, voire des jours. Il faudrait donc les désinfecter après chaque utilisation (oui, désinfecter, il ne faut pas croire que le liquide vaisselle soit suffisant pour détruire les bactéries). D’aucuns préconisent même, pour une utilisation optimale, d’en changer toutes les semaines.

Bonjour les déchets.

En moyenne, les français utilisent 8 à 9 éponges pas an.

Les éponges synthétiques sont, de plus, fabriquées à partir d’un dérivé du pétrole. La question déchet se pose ici aussi. Quant aux naturelles, c’est sur leur provenance qu’il faut s’interroger. De quel milieu viennent-elles exactement ?

Ensuite, le liquide vaisselle… Quel désastre.

On ne compte pas les substances allergisantes ou irritantes qui les composent. Comme la méthylchloroisothiazolinone ou la benzisothiazolinone, deux conservateurs très irritants. Et attention aux parfums, qui se retrouvent, parmi tant d’autres substances, dans la liste des allergènes répertoriés par le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC).

Et bien sûr, on peut parler des impacts environnementaux de ces liquides vaisselle, car ils finissent tous dans les eaux usés et sont très toxiques pour les poissons, les coquillages et les crustacés.

 

Alors dans mon nouveau pays, j’ai décidé de faire autrement.

J’ai dit adieu à mon éponge. J’ai opté pour une brosse à vaisselle à tête rechargeable. Le manche est en bois et métal et dure des années, une vie peut être…

Quant à la brosse j’en utilise entre 2 à 3 par an.

L’ensemble manche et brosse m’a coûté moins de 4 euros, la brosse seule 1 euro. Imbattable au niveau économique.

 

      

Cela ne règle pas le problème des bactéries, elle fait donc de réguliers séjours dans de l’eau bouillante. On peut toutefois en avoir deux pour s’assurer d’un séchage complet entre deux utilisations.

Ces brosses sont constituées de matières biodégradables, et chez moi finissent leur vie au compost. De plus elles sont vendues sans emballage.

Ce qui est top en matière de zéro déchet.

Pour le liquide vaisselle, j’ai choisi la méthode la plus simple, la plus entièrement biodégradable et la plus vendue sans emballage (ou en emballage carton donc recyclable) : le VRAI savon de Marseille.

Je dis vrai car il en existe beaucoup de faux. Je vous invite d’ailleurs à consulter l’article du blog Consommons sainement, comment bien choisir son savon de Marseille.

De plus le savon est très compétitif sur le plan économique, avec moins de 5 euros, ce gros cube vert dure des mois. (mais lui aussi a besoin de vivre au sec entre chaque utilisation)

Si toute fois, vous préférez le liquide vaisselle, il est possible de le fabriquer facilement soi même.

Différentes recettes existent comme celle du blog Antigone 21 et son produit vaisselle maison super facile et méga efficace.

C’est donc une version minimaliste, une brosse, un savon qui m’accompagnent pour la vaisselle. Il en faut vraiment peu pour être heureux.

Fabienne Guillet

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