D : Déodorant

posté dans: Prévention, Sensibilisation
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Cette fois-ci dans notre abécédaire révolutionnaire on fait un point sur les déodorants. Souvenez-vous nous diffusons régulièrement des infos à ce sujet notamment dans notre campagne de sensibilisation : open this put up !

Fabienne Guillet partage avec nous ses connaissances en la matière et sa recette non toxique !

Parlons aisselles , transpiration et odeurs 🙂

Parce qu’il faut sentir bon des aisselles! C’est une obligation qui nous fait croire que nous avons besoin de mettre du déodorant.

Conclusion, comme beaucoup, j’ai ce geste systématique, pour ne pas dire réflexe (merci le conditionnement) : me mettre du déodorant à la sortie de la douche.

Pourtant, en ayant parcouru différents témoignages de personnes ayant décidé d’arrêter tout déodorant, la conclusion est que le déo est parfois inutile.

Les aisselles sont suspectées de sentir mauvais, alors que pas tant que ça.

C’est une expérience que je testerai un jour. C’est un projet en réflexion en tout cas. Ce que je sais c’est qu’au début la flore bactérienne doit retrouver son équilibre naturel, et ensuite on constate si cette odeur est acceptable ou non.

Ce sont ces bactéries, naturellement présentes sur notre peau, qui produisent les odeurs de la transpiration, certains d’entre nous d’ailleurs n’ont pas d’odeur spécialement désagréable. C’est parfois l’utilisation excessive de déodorants ou d’anti-transpirants qui ont perturbé cette flore bactérienne, en permettant aux bactéries responsables de la mauvaise odeur de proliférer au détriment des autres.

Cela étant déo ou pas, la transpiration est une fonction essentielle de notre organisme. Ainsi elle permet de réguler la température corporelle et d’éliminer les toxines.

Et vouloir limiter sa transpiration revient à empêcher ces deux fonctions. Pour les toxines, elles seront éliminées par les autres parties du corps qui transpirent ou ce seront les reins qui se chargeront du travail (sur-sollicitation pour eux!).

Le déo c’est aussi des déchets avec un contenant à jeter. Donc pas en adéquation avec ma démarche Zéro-déchet.

Et bien sûr, se pose aussi la question des composants (notamment les perturbateurs endocriniens) mais aussi de leur zone de pénétration, tout près de seins.

Sans vouloir verser dans l’inquiétude, j’ai recherché un plus de simplicité avec une recette de déo à faire soi-même, en attendant de tester un mois sans.

Les ingrédients

40 g d’huile de coco

10 g de cire d’abeille (en pépites)

30 g de bicarbonate de soude

20 g de fécule de maïs ou d’arrow-root

1 Faire fondre au bain-marie l’huile de coco avec les pépites de cire d’abeille dans un contenant propre.

2 Une fois l’ensemble fondu, sortir le pot du bain-marie, la partie « cuisson » est terminée.

3 Ajouter à ce mélange le bicarbonate et la fécule en remuant bien afin d’éliminer tous les grumeaux.

4 En option, on peut ajouter des huiles essentielles (15 gouttes au total)

HE palmarosa, lutte contre les odeurs de transpiration.

HE lavande fine, cicatrisante et apaisante.

HE sauge sclarée, régule la transpiration excessive.

HE tea tree, antibactérienne.

HE menthe poivrée, rafraîchissante.

Pour ma part, je n’utilise que l’HE palmarosa.

(Attention il est nécessaire de bien s’informer quant à l’utilisation des HE, auprès de votre pharmacien par exemple)

5 Bien remuer et fermer le pot.

6 Mettre au réfrigérateur 10 minutes pour solidifier le mélange.

Voilà c’est prêt.

Ensuite il suffit d’en prendre une petite quantité et de l’étaler sous les aisselles.

Ce mélange sera plus ou moins crémeux selon la température, l’huile de coco se liquéfiant avec la chaleur.

Quelques conseils :

Tous les contenants et le matériel utilisé sont soigneusement lavés et séchés.

On fabrique le tout avec des mains propres.

Il n’y a pas de conservateur ou autre stabilisateur, si le déo change de texture ou d’odeurs, pas d’hésitation on ne le garde pas.

Simple, facile à réaliser et efficace.

Fabienne Guillet

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