C : la noix de Coco

posté dans: Éducation, Prévention
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Un peu d’exotisme en ce début (gris) de printemps ! Fabienne Guillet nous parle de la noix de coco…

Longtemps dans ma salle de bain il y a eu plein de produits, celui qui hydrate, celui qui fait sentir bon, celui qui fait la peau belle… Les propositions en la matière sont multiples.

Et c’est bien là le problème.

Qui dit produit, dit contenant. En plastique souvent. Et emballage, voire suremballage.

Cela dit aussi parabène, propylène glycol, formaldéhyde, phtalates et autres produits aux effets indésirables pour notre santé.

Ou micro-billes, micro particules qui finissent dans l’océan et en menacent ses habitants.

De quoi avoir envie de changer mes habitudes.

Une fois tous mes produits terminés, j’ai donc cherché une solution plus simple et plus saine.

C’est là que j’ai découvert l’huile de noix de coco. On la trouve au rayon huile et vinaigre dans les magasins bio. Et non au rayon cosmétique, comme je l’ai cru au début …pffff

Cette huile, en fait c’est une matière solide qui se ramollit, puis devient liquide quand il fait chaud, me sert :

d’hydratant pour le corps,

de démaquillant,

de masque pour les cheveux,

c’est aussi un des composants du baume à lèvre et du déodorant que je me fabrique (recette pour la lettre D,)

elle peut aussi servir de dentifrice (je vous en reparlerai).

Bref, beaucoup d’utilisation pour un seul produit plutôt simple et sain, et vendu dans un contenant en verre (donc recyclable).

Tout bon.

De plus cette huile peut être aussi cuisinée (elle supporte d’ailleurs les hautes températures) ou servir de lustrant pour les meubles en bois.

Pour la petite histoire, ce que nous appelons noix est en fait une drupe (c’est à dire un fruit à noyau).

Cette drupe contient de l’albumen, au fruit vert il est liquide, c’est l’eau de coco. Au fruit mature l’albumen s’est solidifié, on parle alors de coprah. Celle-ci est tout d’abord séchée, puis pressée pour en obtenir l’huile.

Le processus semble assez naturel.

Mais quelques bémols quand même :

L’huile de noix de coco vient de loin. Les plus gros producteurs sont les Philippines et l’Indonésie.

Je n’y pense pas tous les jours, néanmoins cela me questionne.

Il existe d’autres huiles végétales, peut être toutes aussi intéressantes dans leurs utilisations et plus proches en termes de lieux de production. Ce sera certainement une de mes contradictions à résoudre dans les années à venir.

Autre problème, certains producteurs utiliseraient (exploiteraient) des macaques à queue de cochon (espèce vulnérable) pour cueillir les noix de coco. et la demande constante banaliserait cette pratique. (1)

On est loin du commerce éthique et équitable.

Il est donc pertinent de choisir une marque qui respecte les normes sociales et environnementales.

Le blog leveganismeraconteparemma recense dans son article « l’horreur qui se cache derrière les noix de coco » les marques qui affirment ne pas travailler avec des singes cueilleurs.

En choisissant de réduire mes déchets, j’ai aussi opté pour un questionnement sur ce que je faisais, pourquoi, comment. Puis j’ai trouvé des solutions, mais je constate aujourd’hui qu’il me faut aussi toujours questionner l’éthique de mes choix. Car il ne me sert à rien de vouloir être zéro déchet ici, si c’est pour pour participer à une industrie polluante ou exploitante ailleurs.

Fabienne Guillet « blogueuse NTR »

  1. « Ce qui peut se cacher derrière la noix de coco : les singes cueilleurs des plantations », veggieromandie.ch, 16 juilllet 2016

    « Des singes travaillant à la récolte des noix de coco », France Info, 31 octobre 2017

 

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